Membre de l'Equipe de France depuis 1996, Fabien Pelous se trouve à 33 ans devant le dernier défi de sa carrière. Refaire vivre aux Français les folles heures de 1998 lors de la prochaine Coupe du Monde en France est en effet le dernier objectif du natif de Toulouse au crépuscule de sa fabuleuse carrière.
Une carrière entamée d'abord à Graulhet, puis à Dax pendant deux ans (1995/1997) avant de rejoindre le club de sa vie, le Stade Toulousain. Il est alors déjà international depuis un an au poste de deuxième ligne, ayant convaincu les sélectionneurs par son physique impressionnant (1m98, 110kg), son attitude irréprochable et une carrure indéniable de leader.
Son chemin est ainsi tout tracé, et la carrière de Fabien Pelous va donc voguer naturellement de succès en succès. En club d'abord, avec qui il conquiert le titre de champion en 1999 et 2001, puis la Coupe d'Europe en 2003 et 2005, auxquels s'ajoutent une Coupe de France (1998) et un Trophée des Champions (2001). Ses trophées portent tous sa patte, lui l'indéboulonnable capitaine du Stade, sacré deux fois Meilleur Joueur du championnat de France en 1999 et 2004.
En Bleu, sa moisson n'est pas moindre : Quatre Grand Chelems (1997, 1998, 2002, 2004) plus une victoire dans le Tournoi en 2006, sans parler des deux Coupes Latines (1995, 1997).
A cela, il convient bien sûr d'ajouter deux participations à des phases finales de Coupe du Monde (1999, 2003), dont une participation à la finale en 99 après l'épique victoire face aux All Blacks en demi-finales.
Recordman des sélections en Bleu, il en compte aujourd'hui 110, sa fin de carrière est malheureusement gâchée par des blessures à répétition et des erreurs inhabituelles pour cet habitué de l'excellence. Déjà privé du Tournoi 2007 sur pépin physique, il s'est vu déposséder du brassard de capitaine au profit de
Raphael Ibanez.
Loin d'être une sanction de
Bernard Laporte à l'encontre de son joueur, elle marque surtout la volonté de l'encadrement des Bleus de laisser à Pelous toute l'énergie nécessaire pour réussir sa sortie. Avec, on l'espère, le trophée William Webb Ellis dans ses immenses paluches.